Jour 1 du FSM 2026 : la jeunesse se retrousse les manche

Rencontre au Bamboo Numerik

par Khady Konaté, membre du collectif jeunesse international propulsé par Katalizo au Forum social mondial 2026.

Après une journée passée à s’autogérer et à penser la réorganisation du FSM dans d’autres espaces et formats, voilà que la nouvelle est tombée : le FSM aura bel et bien lieu, et les caravanes en provenance d’Afrique de l’Ouest seront des nôtres.

Au Bamboo Numerik, ce qui devait être une rencontre pour échanger sur des alternatives et un moment de résistance s’est transformé en une expression de célébration engagée. Plusieurs prises de parole sont venues rappeler l’importance de faire front commun ensemble, d’apprendre des un.es et des autres et de trouver de la résonance dans les combats menés par les groupes en présence, au-delà des frontières et de la particularité de nos réalités locales.

Par la suite, tout s’est rapidement enchaîné : des membres du collectif jeunesse se sont porté.es volontaires pour se rendre au campus de l’université d’Abomey Calavi et prêter main-forte aux bénévoles afin de réaliser les affiches de signalisation du site et les installer pour faciliter l’orientation des participant.es dès le lendemain matin. Nous avons sauté à bord de la navette, puis une fois sur place, nous avons retrouvé nos camarades du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso de la veille. La nuit était déjà tombée, mais notre fébrilité était grande et contagieuse. Nous étions tous.tes excité.es à l’idée de faire partie de cet ultime effort collectif pour faire du FSM une réalité.

Muni.es de cartons, de crayons, de peinture et d’aérosols, nous nous sommes posé.es près de l’entrée du Jardin botanique pour réaliser les affiches à la lueur de la lumière de nos téléphones et des lampadaires. Nous nous sommes réparti.es la tâche, de la conception des messages jusqu’à l’installation des affiches sur le campus. Pour se garder motivé.es et ajouter à l’ambiance, nos camarades nous ont fait découvrir le son de musiques traditionnelles béninoises. Nous avons joint l’utile à l’agréable en faisant connaissance, en poursuivant les conversations de la veille et en renforçant nos amitiés naissantes.

Création de pancartes à l’université d’Abomey-Calavi

Par la suite, des groupes à voiture, à motocyclette et à pied sont partis clouer les signes jusque tard dans la nuit. De notre côté, nous avons parcouru le campus en voiture et avons terminé la soirée autour d’un repas dans un restaurant juste à côté, bien fatigué.es, mais fièr.es du travail accompli. Nous étions bien impatient.es pour le début officiel du FSM le lendemain.